
L’Abitibi-Témiscamingue, c’est grand. Très grand. Pour les gens de l’extérieur qui découvrent la région pour la première fois, ça prend souvent par surprise : on pense avoir une bonne idée des distances, et puis on regarde la carte et on réalise qu’on peut rouler deux heures sans sortir du même comté. Pour ceux qui vivent ici, c’est une réalité quotidienne. La voiture, c’est pas un luxe en Abitibi, c’est une nécessité.
En 2026, explorer notre région en automobile est une expérience à part entière. Les forêts boréales, les lacs innombrables, les villes minières avec leur caractère unique, les routes qui disparaissent dans le nord vers la Baie-James… il y a un quelque chose sur nos routes qu’on retrouve nulle part ailleurs au Québec. Et avec les véhicules d’aujourd’hui, bien équipés pour affronter nos hivers et nos chemins de gravier, c’est plus accessible que jamais.
Chez Garage Tardif, à Amos, on connaît ces routes-là comme le fond de nos poches. On sait ce que ça prend comme véhicule pour rouler d’Amos à Rouyn en janvier, pour s’aventurer sur la 109 vers Matagami, ou pour faire le circuit touristique complet de la région sans stress. Alors voici notre guide pratique, à la sauce abitibienne, pour préparer votre prochaine aventure sur nos routes.
Notre région est traversée par quelques routes majeures qu’il faut connaître avant de partir.
La Route 117 est l’épine dorsale de l’Abitibi. Elle relie Val-d’Or à Rouyn-Noranda en passant par plusieurs petites municipalités, et elle se connecte au reste du Québec vers le sud via les Laurentides. C’est la voie principale pour monter de Montréal ou redescendre. Elle est bien entretenue en toute saison, mais en hiver, elle peut se couvrir rapidement lors des tempêtes. Prévoyez toujours un peu plus de temps que le GPS vous dit.
La Route 111 est celle qu’on connaît bien à Amos. C’est elle qui relie Amos à Val-d’Or vers l’est, et qui continue vers La Sarre à l’ouest. Entretenue et généralement en bon état, elle reste la voie de référence pour les déplacements quotidiens dans le centre de la région.
La Route 109 part d’Amos et monte vers le nord, vers Matagami et éventuellement la Baie-James. C’est là que les distances commencent à s’étirer sérieusement. La couverture cellulaire y est partielle, les stations-service rares, et la faune très présente. On ne prend pas la 109 sans avoir fait le plein à Amos.
La Route 101 connecte la région vers le Témiscamingue et la frontière ontarienne. C’est une belle route, souvent moins achalandée, qui traverse des paysages de lacs et de forêts particulièrement spectaculaires à l’automne.
On va pas se conter d’histoires : nos hivers, c’est pas des hivers ordinaires. Quand le thermomètre flirte avec les -35°C et qu’une tempête de neige s’amène du lac Abitibi, les conditions peuvent changer du tout au tout en moins d’une heure.
Les routes principales (117, 111, 109) sont entretenues par le MTQ et les équipes de déneigement travaillent fort pour les garder praticables. Mais « praticable » en Abitibi, ça veut pas dire la même chose qu’à Montréal. Voici ce qu’il faut avoir en tête : des pneus d’hiver de qualité, c’est non négociable. Pas juste pour la loi, mais pour votre sécurité et celle des autres. Un bon VUS AWD ou 4×4 avec de la gomme à crampons, c’est une différence de nuit et de jour sur nos routes glacées.
Surveillez aussi les orignaux. En hiver et au printemps, ils se tiennent souvent près des routes pour lécher le sel. Une collision avec un orignal, c’est pas une blague, ils peuvent peser jusqu’à 600 kg. Roulez prudemment à l’aube et au crépuscule, et gardez les yeux levés au-delà des phares.
C’est la navette quotidienne de milliers d’Abitibiens. Environ 65 km via la route 111, pour une durée de 45 à 60 minutes en temps normal. En hiver ou lors des travaux du printemps, prévoyez toujours une marge de 15 à 20 minutes supplémentaires. Les stations-service se trouvent principalement aux abords des deux villes.
Environ 105 km via la route 117, pour 1h15 à 1h30 selon les conditions. La route traverse des secteurs boisés où la faune est active, surtout le matin tôt. C’est l’un des tronçons où on voit le plus de panneaux d’avertissement pour les orignaux, et c’est pas pour rien.
C’est LE grand voyage. Comptez environ 520 à 550 km via la route 117 puis l’autoroute 15, pour 6 à 7 heures hors arrêts. Mont-Laurier et Mont-Tremblant sont les haltes naturelles à mi-chemin. En hiver, la section dans le Parc de la Vérendrye peut être délicate, surveillez les bulletins de Québec 511 avant de partir.
Un conseil pratique pour ceux qui font ce trajet en véhicule électrique : en 2026, le réseau de bornes rapides sur la 117 s’est bien densifié. On peut faire Amos-Montréal dans un Equinox EV avec une seule pause recharge d’environ 25-30 minutes. C’est plus contraignant qu’un arrêt-essence classique, mais c’est désormais tout à fait réaliste.
Comptez 610 à 650 km et environ 7 à 8 heures. L’itinéraire passe souvent par la route 175 dans le Parc des Laurentides, une route qui a sa réputation bien méritée en hiver, belle à couper le souffle, mais exigeante par mauvais temps. Planifiez votre départ pour éviter de rouler sur cette section à la noirceur.
Un circuit d’environ 400 km qui permet de voir les quatre grandes villes de la région en une fin de semaine bien chargée, ou en trois jours confortables.
Amos : C’est chez nous, on est évidemment biaisés, mais la rivière Harricana, la cathédrale et le Refuge Pageau valent vraiment le détour. C’est une ville à taille humaine, agréable et accueillante.
Val-d’Or : Le site minier de la Cité de l’Or est fascinant pour comprendre l’histoire de la région. Les sentiers de randonnée autour de la ville sont excellents été comme hiver.
Rouyn-Noranda : Une ville avec une vraie vie culturelle, des restaurants surprenants et le lac Osisko en plein centre-ville. Ne manquez pas les fresques murales du quartier centre-ville.
La Sarre : Moins touristique, mais authentique. Proche de la frontière ontarienne, avec une ambiance agricole dépaysante.
C’est le road trip ultime pour les amateurs d’aventure. De Matagami jusqu’à Radisson, la Route de la Baie-James s’étend sur plus de 600 km de route quasi déserte à travers la taïga. Aucune station-service, presque aucune couverture cellulaire, et des paysages qui font réaliser à quel point le Québec est immense.
Avant de partir, quelques règles non négociables : faire le plein à Matagami (c’est le dernier vrai ravitaillement), avoir une trousse de survie à bord (couvertures, nourriture, eau, câbles de démarrage), prévenir quelqu’un de votre itinéraire et heure de retour prévue, et vérifier l’état de la route sur le site de la Société de développement de la Baie-James. Ce n’est pas un trajet pour les véhicules bas de gamme ni pour les conducteurs qui sous-estiment les distances.
Chez Garage Tardif, on voit tous les jours quels véhicules performent le mieux sur nos routes. Quelques observations concrètes.
Pour les trajets quotidiens Amos ↔ Val-d’Or ou Amos ↔ Rouyn, le Buick Envision ou le Chevrolet Equinox sont excellents. Confortables, économes, AWD de série pour l’Equinox dans ses versions supérieures, et suffisamment capables pour nos routes secondaires. L’Equinox EV 2026, avec plus de 500 km d’autonomie, est maintenant une option sérieuse même pour ceux qui font beaucoup de route.
Pour les routes plus exigeantes, les chemins de gravier et les sorties en forêt, les GMC Sierra AT4 ou Chevrolet Silverado Trail Boss sont dans leur élément naturel. Suspension rehaussée d’usine, pneus tout-terrain, capacité de traction : ils sont prêts pour tout ce que l’Abitibi peut offrir.
Pour les familles qui font de longs trajets vers Montréal ou Québec, le Chevrolet Traverse ou le GMC Yukon offrent l’espace, le confort et la capacité de remorquage pour une roulotte ou un bateau. Avec les sièges chauffants et le Super Cruise disponible sur certaines versions, les 550 km vers Montréal se font dans une autre classe de confort.
D’ailleurs si vous êtes intéressé par un modèle neuf, cliquez ici et par un modèle usagé, c’est par ici.
C’est souvent la saison la moins glamour pour les routes d’Abitibi. En avril-mai, quand le sol dégèle en profondeur, les routes secondaires et plusieurs tronçons ruraux deviennent particulièrement fragiles. Le MTQ impose alors des restrictions de poids pour protéger l’infrastructure, ce qui peut compliquer les déplacements pour ceux qui ont des remorques ou du matériel lourd.
Pratiquement : les nids-de-poule poussent comme des champignons au printemps. Réduisez votre vitesse sur les routes secondaires, gardez vos distances avec les véhicules devant vous, et si vous avez un véhicule neuf ou fraîchement acheté, ce serait le bon moment pour installer des protège-boue si ce n’est pas déjà fait.
Il n’y a pas de meilleure façon de comprendre l’Abitibi-Témiscamingue que de la traverser en voiture. La grandeur de la forêt boréale, les aurores boréales en hiver sur la route de Matagami, le soleil qui se couche sur le lac Abitibi en août depuis la route 111 : c’est des images qui restent.
En 2026, nos routes sont plus accessibles que jamais, et les véhicules disponibles (qu’ils soient électriques, diesel ou à essence) sont parfaitement adaptés à nos réalités climatiques et géographiques. L’important, c’est de bien préparer ses déplacements : des pneus d’hiver de qualité, un réservoir (ou une batterie) bien rempli, une trousse de dépannage, et le respect des conditions de route.
Si vous voulez savoir quel véhicule est le mieux adapté à vos routes et à vos besoins en Abitibi, passez nous voir au garage. On roule sur les mêmes routes que vous, on connaît les défis, et on va vous trouver le char qu’il vous faut.
L’équipe de Garage Tardif vous attend au 1222 Route 111 Est, à Amos.